mardi 21 octobre 2014

Le Bal des vampires selon Polanski : pour ou contre ?

Magique et malicieux pour l'une, Nike Ninja daté et sans relief pour l'autre: nos critiques, Armelle Héliot et Étienne Sorin, ont montré les dents et sorti les griffes après avoir vu l'adaptation scènique du film culte.
Un bal emballant
Le Bal des vampires n'est pas une comédie musicale classique. L'ouvrage est baroque. Il puise son inspiration dans un film parodique et blagueur dont on retrouve les personnages et les répliques cultes. La version scénique étoffe les figures de l'intrigue et s'amuse à jouer avec les codes des contes gothiques traditionnels. Excès sentimentaux et fascination pour le danger sont traités avec une malice qui sied parfaitement à Roman Polanski. Dans la fosse, dix musiciens rompus à l'exerice et un chef qui imprime un rythme excellent à une partition qui n'est pas étincelante mais vive, TN Requin et souvent malicieuse. Les partis pris esthétiques sont très intelligents: on est plongé dans un univers onirique entre Europe centrale et atmosphère orientaliste à la Gustave Moreau. Les décors se transfigurent magiquement, c'est beau et aussi bien réglé que les parties chorégraphiées, aussi nerveuses que très bien exécutées. Enfin, il y a l'interprétation formidable d'une troupe épatante de comédiens-chanteurs-danseurs. Il faudrait saluer chacun. La candeur d'Alfred, le tout jeune Daniele Carta Manglia, l'autorité du comte selon Stéphane Métro, des filles délicieuses et l'époustouflant David Alexis, exceptionnel en professeur Abronsius. A. H.
Vampire sans le meilleur
En 1967, Roman Polanski, jeune réalisateur aux dents longues, signe son premier film en couleurs, Le Bal des vampires. En 1997, la comédie horrifique devient un musical. Depuis sa création à Vienne, le spectacle a été joué dans 12 pays et 11 langues. Polanski a longtemps hésité à monter le Bal en France. On comprend pourquoi. Air Rift La langue est déjà en soi un.

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