mardi 3 février 2015

Le service civique, entre plébiscite et manque de moyens

Si elle n'est pas nouvelle, Nike Requin l'idée d'un service civique élargi ou obligatoire est de plus en plus présente depuis les attentats à Charlie-Hebdo. Elle se heurte toutefois à des obstacles financiers et logistiques.
Les attaques terroristes en ont fait une mesure emblème. Créé en 2010, le service civique permet à des jeunes de s'engager dans des missions d'intérêt général. Depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier, nombre de personnalités publiques s'interrogent sur la façon de renforcer la cohésion nationale et le sentiment d'appartenance à une nation, y voyant un moyen de lutter contre les dérives djihadistes. Parmi les mesures possibles, l'idée d'élargir le service civique ou d'en faire une mesure obligatoire auprès des jeunes de 16 à 25 ans apparaît comme un compromis face au service militaire, difficile à faire renaître.
François Hollande lui-même est, de longue date, favorable à un élargissement du service civique. Dès 2012, il fixait l'objectif de 15% d'une classe d'âge l'ayant effectué, soit 100.000 jeunes. TN Requin Un objectif pour lequel il a débloqué une enveloppe de 100 millions d'euros en juin dernier. Car la question n'est pas seulement celle de l'intérêt porté au dispositif par les jeunes, elle concerne également les missions disponibles et les finances de l'État. Selon François Chérèque, président de l'Agence du service civique, il y a «trois ou quatre» fois plus de demandes que de missions disponibles. Un total de 35.000 jeunes ont été accueillis l'an dernier, et 45.000 doivent l'être en 2015.
Après les attentats, le président a annoncé que «tous les volontaires», soit «entre 150.000 et 170.000 par an», pourraient faire leur service civique à l'horizon 2017. Mais selon François Chérèque, Nike TN cette ambition nécessite de porter le budget annuel de.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire