Nike Requin Même s'ils voteront majoritairement le texte, les ténors de l'UMP se montrent critiques sur la future loi sur le renseignement, qui revient à donner des «pouvoirs exceptionnels» à l'exécutif.
Et si le projet de loi sur le renseignement n'allait pas de soi, non plus, pour la droite? Nicolas Sarkozy a expliqué que le texte devait recevoir le soutien des parlementaires de l'UMP. «Nous voterons cette loi, on ne va pas faire de la politique politicienne sur la sécurité des Français», annonçait-il sur le plateau du 20 Heures de TF1 en mars.
Malgré tout, TN Requin plusieurs ténors du parti ne décolèrent pas contre la copie du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dont l'examen reprendra après les vacances parlementaires à l'Assemblée. Le débat, interne à la droite et au centre, a également pris un tour nouveau depuis que François Hollande a annoncé son intention de saisir, lui-même, le Conseil constitutionnel une fois le texte adopté, en «garantie» de la bonne conformité du texte avec la Loi fondamentale.
Le président de la République n'a pas convaincu les opposants. Pierre Lellouche, qui «consacre énormément de temps à cette loi», n'y va pas par quatre chemins: «Ce projet, c'est un article 16 qui ne dit pas son nom», estime le député de Paris. Selon lui, la future loi sur le renseignement revient à donner des «pouvoirs exceptionnels» à l'exécutif, à la manière de ceux, prévus par la Constitution, dont dispose le président de la République en période de crise. L'ancien ministre estime, a minima, que le Parlement doit «absolument être associé et consulté». «Et qu'on ne fasse pas croire que ce n'est pas possible, s'emporte-t-il. Nike TN Pendant la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill a bien trouvé le temps d'aller tous les jours devant le Parlement.»
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